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les chansons de charity beans

1 - The Work To Be Done - Lyrics
2 - Drink Me Between Two Whiskies - Lyrics
3 - Free Rider - Lyrics
4 - Café de l'Orne - Lyrics
5 - Jacob's Place - Lyrics
6 - I Wonder Why - Lyrics
7 - There Is A War - Lyrics
8 - Please Calm Down - Lyrics
9 - Open Space - Lyrics
10 - Excuse My French - Lyrics
11 - Give Me Back My Job - Lyrics
12 - Doggy Bag - Lyrics
13 - That Night
Le 8 novembre 2008, quatre jours après l'election de Barack Obama, je suis entré en studio pour la première fois de ma vie afin de graver mon album charity beans.
Voici quelques anecdotes de studio sur les chansons... Quand je parle de Jean, il s'agit de l'ingénieur du son de la séance avec lequel nous avons fait une sacrée équipe pendant cette journée incroyable.

The Work To Be Done

Première chanson enregistrée, tout s'est bien passé, que des premières prises, rien à signaler...

J'ai chanté une version en français de cette chanson à Cityzen TV en 2009.

Drink me between two whiskies

Cette chanson s'est enregistrée toute seule. Premières prises. Sauf pour les solos pour lesquels Jean a fait une coupe. Voila, ça roule... Mélodiquement, je la trouve intéressante et je la joue sur scène de temps en temps.

Free-Rider

La chanson a été enregistrée en troisième après the Work et Drink Me. C'était donc la première pour laquelle il y avait un accompagnement de guitare par une petite ligne. Jean a été surpris et il a aimé le son de cette ligne pendant le refrain.
Pendant l'enregistrement de la vidéo sur You Tube, j'avais trouvé une bonne inspiration en faisant des commentaires pendant le refrain, genre "sorry, but...". J'ai tenté de les reproduire ici.

Café de l'Orne

Après avoir entendu la partie vocale de la chanson, Jean me dit "c'est la chanson du quartier!". C'était cool, il comprenait bien toutes les paroles. Du coup, ça lui a donné envie d'aller manger au Café de l'Orne le midi, mais comme c'était samedi, c'était fermé. Il n'y est jamais allé, mais je pense que ça lui a donné envie.

Jacob's Place

Jean ne connaissais pas le Kactus. Après l'enregistrement, nous sommes allés y vider un verre. Nous avons mis la chanson dans le bar, mais personne n'écoutait vraiment car il y avait le match de rugby France - Argentine. Nous avons passé une bonne fin de journée, là, tous les deux, retardant le moment où il faudrait rentrer chez soi...

I Wonder Why

Au moment du mixage, Jean avait son idée. Il a rajouté un max de delay sur la voix (on a voulu éviter la nuance). Ça faisait bien rockab. J'ai adoré...
Dans le deuxième refrain, je me gourre dans les accords. Au lieu de passer en Si mineur, je reviens sur le ré majeur (avec un capo à la troisième case, c'est donc en fait Ré mineur versus Fa majeur). J'ai décidé de laisser au nom de la spontanéïté. Il y a juste une note de différence, et le Ré passe très bien, il fait juste encore un peu plus "classique". Ce qui est intéressant du coup, c'est que les deux refrains ne sont pas les mêmes! Et ça, j'aime bien.

There is a War

Il a fallu s'y reprendre un peu pour la voix. Normalement, je chante le refrain en voix de tête, mais là, pas moyen. La tonalité est choisie pour que ça colle, mais ma voix devait être bien chauffée et j'arrivais à atteindre les notes aigües sans utiliser la voix de tête. Du coup, j'ai chanté autrement que l'habitude.
Il a fallu refaire les premiers refrains car les versions initiales étaient à mi-chemin de la voix de tête, et donc foireuses et sans conviction.
Le résultat est excellent et sans doute meilleur que prévu!

Jean a aussi beaucoup aimé l'accord final qui surprend.

Please Calm Down

J'en ai bavé comme un malade pour chanter juste sur l'attaque de la deuxième voix. Une fois parti, pas de problème, mais pour la première note, je tombais sur un os avec la modulation. Satanée oreille à deux balles!
Jean m'a aidé au maximum et on a finit par faire quelque chose d'acceptable, mais ce fut ardu!

Open Space

Mon copain Jacky, guitariste des Monkey Beats, a bien rigolé en entendant celle-là. Manu aussi, qui, sur you Tube, m'avait dit que ça sentait le vécu.
C'est sûr que le "bureau paysager", comme on dit, ce n'est pas de tout repos. Il suffit d'un individu qui ne respecte pas les autres et ça devient l'enfer.
Je trouve que le son de la voix est particulièrement agressif. C'est du blues classique, très proche du Rock et j'adore.

Excuse my French

Une fois la rythmique dans la boîte, Jean a dit "John Lee Hooker, sors de ce corps!". C'est bon de travailler avec des gars qui ont des références...
C'est lui qui a eu l'idée du tremolo sur le solo, à la Bo Diddley. J'avais fait ce solo volontairement simplissime. Je ne cherche pas l'esbrouffe et d'ailleurs, j'en suis incapable.

Il semble que cette chanson est celle qui plaît le plus au radios.

Give Me Back My Job

C'est la chanson qui m'a donné le plus de fil à retordre à l'enregistrement. J'avais enregistré la rythmique d'abord, mais j'avais traîné sur les breaks sans m'en rendre compte.
Je pense que j'essayais de lutter contre ma tendance à accélérer en cours de morceau.
Du coup, au moment de faire la voix, le coup de guitare se faisait attendre!
On a bidouillé autant que possible, mais ça reste perceptible. Jean n'était pas choqué plus que ça par cette liberté rythmique. Néanmoins, si c'était à refaire, je la ferais tout en direct, en live en studio, comme "That Night".

Doggy Bag

Quand nous avons enregistré cette chanson. Jean m'a fait reprendre quelques phrases quand il trouvait que j'avais manqué de conviction. Je me souviens notamment que je fais plusieurs prises de la phrase "Faites vous plaisir chez vous". Sur l'enregistrement, on n'entend pas du tout que la phrase a été enregistrée à part.

Jean m'a fait remarquer que le fait que les paroles soient en français modifiait complètement la façon de chanter. C'est une chose qu'il avait déjà remarqué pour d'autres artistes.

Pour le solo, je lui demande un son bien rockab, et lui, jubilant, va me chercher des petits effets qu'il n'a pas souvent l'occasion d'utiliser.

That Night

Celle-là, c'est spécial. Je voulais l'enregistrer en tout dernier, live en studio, et seulement si je le sentais.
On est proche de l'improvisation, il faut être dans de bonnes conditions pour que ça passe, dans de bonnes conditions mentales.
D'autre part, il est impossible de faire la partie de guitare d'abord et la voix ensuite. Ça tuerait la moitié de la spontanéïté.
Quand on est arrivé au moment où il n'y avait plus que ça à faire, la question ne s'est même pas posée. Je me sentais extrèmement bien, en totale confiance avec Jean, j'étais archi-prêt.
De fait, la première prise fut la bonne, direct dans la boîte. Je ne suis pas sûr que j'aurais pu en faire une deuxième.
Le mixage fut des plus facile. Évidemment, on entend bien le son naturel de la guitare capté dans le micro chant, mais j'aime ça. C'est donc bien réussi, la chanson la plus forte du disque, exactement ce que je voulais...