Chicago sur Orne
Pour cette petite gig sympathique à la Véranda avec Sylvain, nous avons rôdé le nouveau programme un poil. Ce qui était marrant, c'est que la patronne passait mon nouveau disque "fortune" pendant les pauses. Du coup, les gens entendaient michel z tout le temps, en live, et en enregistrement. michel z dans la caboche tout le temps, en boucle, comme un supplice chinois particulièrement ignoble! nhyyaaark, nyark, nyaarkk! (grand rire michel sardonique).
C'est pas mal, ça, le coup du disque à filer au patron pendant la gig, il faudra qu'on le refasse à chaque fois. On aurait presque pu se tirer et laisser faire la machine, on s'est assez fait chier pour l'enregistrer ce disque! Vive la robotisation!
Après la gig, nous sommes allés boire la rincette chez Ross. Il y avait gig aussi, forcément, et c'étaient François Desloges et Philippe Jehanne! Très cool, les amis country - blues - rockab - musette - tout. Super!
Tous ces gens là sont des potes de Jano, le gars avec qui j'ai travaillé su le disque. J'ai donc pu discuter de ça avec eux car Jano leur en avait parlé, ça prouve qu'il a bien aimé. Bien cool, ça m'a fait plaisir.
Sinon, des fois, le vendredi soir, quand il fait beau, il y a beaucoup de monde dans les bistros, les gens s'échauffent, sont tassés comme dans le métro, et il y a des bastons. Ça, c'est pas cool. Pourquoi tant de violence? Pourquoi torgnoler des mandales dans la gueule des gars qui veulent s'interposer? Pourquoi les gros pères taillés comme Depardieu mandalent-ils mieux que les petits gros pères taillés comme Gérard Jugnot? Pourquoi aller exprimer son trop plein d'energie en faisant des matches de boxe thaï improvisés sur le trottoir? Pourquoi? pourquoi? Pourquoi?
Parce qu'il y a des cons! Sans les cons, pas d'inspiration, pas de souffrance, pas de blues, pas de blood and guts, une vie emmerdante et plate comme une limande. Très peu pour moi! Vivent les cons, vivent les mandales dans la gueule, tant que c'est pas sur la mienne (mais jusqu'ici, je me suis bien arrangé).
Faisons quand même gaffe à pas faire fermer les endroits où on joue de la bonne musique parce qu'il y aurait eu des problèmes; sachons nous tenir; ne nous fâchons pas; restons sérieux et raisonnable; gardons le petit doigt sur la couture lors des revues de détails; pensons à bien nous brosser les dents et à nous laver les mains avant de passer à table; un verre ça va, trois verres bonjour les dégâts; la violence ne résoud rien; peace and love; fumer tue; faites l'amour, pas la guerre; osez vivre; si tu veux baiser, bande; et tout et tout...
D'ailleurs la baston, elle n'était pas chez Ross, mais juste à côté, chez Paulette, mais il n'y a pas de frontière sur le trottoir qui l'indique, hein...
Moi, je suis un non violent, c'est bien connu, mais celui qui piétine dans les fils, je le saccage.