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to roots

Les morceaux de la séance

En ce moment, je suis toqué de reggae. Je n'écoute que Toots and the Maytals, Jimmy Cliff et Ken Boothe. Je redécouvre même Bob Marley, que j'écoute depuis longtemps.

C'est très agréable, car c'est tout un monde que je connais mal qui m'ouvre quelques unes de ses portes. J'ai quelques bons amis qui sont des experts et qui me guident. Donc, que du bonheur!

Du coup, j'ai bien sûr eu l'idée d'ajouter des titres reggae à mon répertoire. Et puis, j'en ai enregistré quelques uns. On voit bien, en écoutant le résultat, que ce n'est pas un noir jamaïcain qui joue! le feeling reste très blanc... Mais bon, je fais de mon mieux et puis, le mélange des cultures après tout, y a que ça de vrai!

set me free

Je connais cette chanson depuis des siècles évidemment, mais dans la version de Kim Wilde, qui n'a rien de reggae. Mais récemment, je l'ai entendue par Ken Boothe. Et là, choc! Kim Wilde est fascinante, bien sûr, mais en réécoutant sa version, j'ai trouvé qu'elle était quand même très typée années 80, et ce n'est pas vraiment le son que je préfère...
En fait, je crois que la version d'origine est dûe aux supremes, le groupe de Diana Ross. Je flashe complètement sur la version de Ken Boothe, et c'est celle dont j'essaie de me rapprocher.

everything I own

Autre tube que je connaissais par Boy George, donc une version déjà reggae. Néanmoins, c'est encore Ken Boothe qui me l'a fait redécouvrir.

I still haven't found what I'm looking for

Voilà bien longtemps que j'avais envie de rajouter une chanson de U2 à mon répertoire de scène. J'aime beaucoup ce groupe. Sans le connaître à fond, je trouve que c'est un des grands groupes pop, à l'instar des Beatles, Rolling Stones, Police et tout ça qui font partie de mon fond de commerce depuis toujours.
J'avais donc jeté mon dévolu sur cette chanson pour laquelle la clef z paraissait trouvable.

Et puis, l'idée m'est venue, et si je la reggaeïfiait, comme Ken Boothe le fit avec "set me free" ou "ain't no sunshine". On peut jouer beaucoup de chose en reggae! Il faut triturer la matière musicale comme de la pâte à modeler, la faire souffrir, la faire vivre!
Une fois ma rythmique de base posée, j'ai rajouté une guitare, puis une deuxième. J'ai fait les voix. Le rythme reggae s'éloignait au profit du rythme d'origine. J'en ravivais néanmoins un peu le parfum en enregistrant la partie de tambourin.

Au final, je suis satisfait du résultat, à part cette petite saturation empoisonnante qui me poursuit depuis quelques enregistrements. Pfff, je ne suis vraiment pas bon comme ingénieur du son...

friends of my friends

C'est une des miennes, celle-là. Je voulais rajouter un reggae au programme de l'album fortune qui est en préparation. Seulement voilà, elle ne venait pas cette chanson! C'est que ça ne vient pas sur commande comme ça.
Et puis l'inspiration s'est pointée. L'idée est la suivante: comment gérer le fait que des amis qui sont vos amis et qui sont amis se fâchent à mort? Par exemple, si on connaît des gens mariés qui divorcent, il arrive que ces personnes vous demandent des témoignages, des lettres, pour appuyer leur bon droit dans le divorce. Seulement, si on est amis avec les deux conjoints, ça devient vachement délicat! On a à priori pas de raison de privilégier l'un plutôt que l'autre. On préfère rester neutre; soutien, oui, parti prenante, non!
Ce n'est pas toujours compris par les amis qui sont dans le feu du conflit. Ce genre de situation m'est arrivé et j'ai bien du mal à y faire face, d'où cette chanson.

Pour la musique, j'ai un peu abusé de l'echo sur la guitare solo. On dirait du Cliff Gallup! Mais bon, on ne vit qu'une fois, il faut bien rigoler.

work song

J'ai connu cette chanson par Claude Nougaro (Sing sing song). Puis j'ai appris que c'était une adaptation d'un morceau de Nat Adderley, un de mes trompettistes de jazz favoris, sous le nom de "work song".
Je me suis dit qu'il devait bien exister une version chantée en anglais du morceau (les paroles françaises de Nougaro sont excellentissimes). En effet, Nina Simone a chanté cette chanson en anglais et j'ai commencé à travailler cette version.
En entendant Ken Boothe chanter "Ain't no sunshine" en reggae, je me suis décidé à en faire autant pour "work song", et voilà!

iron lion zion

Le lendemain, deuxième séance sur ce thème. Je commence par "iron lion zion" de Bob Marley. C'est le premier reggae que j'ai adapté. C'était juste après une gig dingue à l'Ubu, en 2007. Les jeunes de l'endroit de l'endroit m'avait demandé si je jouais du reggae. Mais à l'époque, rien, que dalle! J'avais dû m'en tirer avec un morceau Police. je m'étais promis de travailler, et j'avais monté ce "iron lion zion" que je reproduis ici.

da doo ron ron

Je pensais faire un morceau des Stones. En effet, les pierres qui roulent se sont mis à adorer le reggae dans les années soixante-dix. Ils ont fait pas mal de morceaux dans cet esprit. En vieux fan stonien que je suis, j'ai beaucoup écouté ces morceaux, et quelque part, ce sont les premiers reggae que j'aie entendus. je cherchais donc une reprise qui me fasse envie, mais sans en trouver. Par une curieuse association d'idée comme le cerveau aime les faire, je me suis mis à penser à ce "da doo ron ron" dont j'ai une version par les Stones sur un bootleg, aussi surprenant que cela paraisse!
Ça pouvait être marrant d'adapter cette chanson en reggae. En travaillant la chose un brin, je me suis rendu compte qu'elle passait encore en ska. Ça tombait très bien, ce rythme manquait à ma petite affaire.

so lonely

C'était naturel de caser un morceau de Police dans cette série. Sting et sa bande ont su adapter le reggae avec un talent pas possible. Ils ont sacrément cassé la baraque avec ça!
Je ne voulais pas chanter une de celles que je fais régulièrement sur scène ("Roxanne" et "Spirit In the Material World"), mais plutôt celle que je prépare actuellement "so lonely". Voilà, on ne peut pas dire que j'apporte quelque chose à la chanson, mais bon...

john the revelator

J'arrivais à ce satané chiffre de 8 chansons pour ma série. Pouah! L'horrible chiffre! qui revient à l'infini sur son nombril, qui tourne et tourne sans cesse, en repassant par la case départ et en touchant 20000f à chaque fois. Tout en courbe, en rond, qui finit par ficher la nausée à chaque virage.
Je ne pouvais pas en rester là, il m'en fallait une neuvième. 9, voilà un chiffre qui a de la gueule!

Mais que faire? j'étais à bout de ressource... Je cherchais, fébrile, dans mes réserves de chansons pour trouver un truc qui pourrait marcher. J'ai failli faire une adaptation de "Billie Jean" en reggae, c'est dire à quel point de désespoir j'en étais arrivé!

Finalement, c'est ce bon vieux Blind Willie Johnson qui vient à mon secours avec ce "john the revelator" aux accents gospels. Ce morceau a été remis dans ma mémoire immédiate après le visionnage du film "blues brothers 2000" qui l'utilise.

En réécoutant tout ça, je me dis que ce n'est pas très roots, malgré le titre de la série! En tout cas, je me suis bien marré! Bon, allez, je retourne m'écouter "The Harder They Come".