chansons de jeunesse II
une petite cannette de bière
Le refrain de cette chanson fut un jour improvisé par mon petit frère et je décidais d'en faire une chanson, un peu trop intellectuelle, il faut le reconnaître.Néanmoins, j'aime bien cette chanson, parce que c'est vraiment du blues, mais le rythme est très complexe. Il y a une succession de mesures de valeurs différentes. C'est à trois temps sur le couplet, et il y a alternance quatre temps / trois temps sur le refrain. Et pourtant, ça coule tout seul. Pas mal!
les étudiants
J'ai écrit cette chanson quand j'étais étudiant. Pour être franc, je n'ai pas vraiment adoré cette communauté estudiantine. Cela dit, il est évident qu'on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. Mais, je crois que les étudiants (de cette époque en tout cas) avaient renoncé à refaire le monde et s'inquiétait plutôt de savoir comment ils allaient pouvoir y faire leur place au soleil. Après tout, ce n'est sans doute pas choquant, mais je trouvais ça assez mesquin à l'époque.La chanson d'origine est plutôt jazzy, ce n'est qu'aujourd'hui que je lui ai donné ce rythme reggae.
les cloches
Chanson à trois temps bâtie sur le modèle de l'escalade parallélique. C'est à dire qu'on enchaîne les couplets conçus sur le même modèle en abordant les différents aspects de la vie. Tout ça à partir d'un angle, d'un petit bout de lorgnette.Ce n'est pas parfaitement réussi, il faudrait revoir les paroles sur la fin.
je suis content de vivre seul
Bon succès à l'époque avec mes copains. On a bien rigolé avec ça. Toujours sur ce modèle de l'escalade parallélique, avec une couleur de désespoir absurde bien réussi. Il y a aussi un rythme country sympa. Ça mériterait une basse à deux temps avec une alternance tonique - dominante à l'octave en dessous. Classique et efficace.Il y a une grosse allusion à Brel que j'aime bien.
anita
C'est tartouillé sur l'ivrogne de Brel (en beaucoup moins bien, j'en suis conscient). C'est aussi plus simple et mieux adapté pour les petites soirées entre amis au cours desquels on ne peut pas chanter des trucs trop compliqués non plus.Le prénom choisi est celui de la copine de Brian Jones, Anita Pallenberg. Elle l'avait quitté pour aller avec Keith Richards, ce qui fut une grande humiliation pour lui. On dit aussi que Keith sauva Anita des mains de Brian qui la battait.
Toujours est-il que Brian ne s'en remit jamais et qu'il mourut peu de temps après...