michel z, Chanteur de Blues > Aventures > Mascarades (Dives sur mer, le 30 mai 2009)

Les chansons chantées

Au Bidule, là où jouais Simon Goldin
Hallelujah
Riders on The Storm

Au pub où nous devions jouer
Everybody Oughta Make A Change Sometimes
Spoonful
That's All Right
Ridin Home
You Shook Me
Summertime
The Last Fair Deal Going Down
Imagine
Jealous Guy
I'm a King Bee
Bankruptcy
La Bodega
What d'I Say

Avec Join Ze Band
Before You accuse Me

Mascarades

Tout semblait se passer sous les meilleurs augures. Il faisait un temps magnifique. C'était la première édition du festival "les mascarades de Dives" et nous étions programmés, ainsi que l'Air Éthique et Join Ze Band. Logiquement une très belle soirée en perspective.

dives sur mer
avec Aurélie

Arrivés bien tôt avec Sylvain, nous allons voir le pub qui allait nous accueillir le soir. Cela se trouve sur le port, appelé Port Guillaume. On devait jouer sur une grande terrasse à côté du restaurant. Nous demandons si nous pouvons laisser le matériel dans le restaurant en attendant, mais non, pas possible... bon. Il restera donc dans la voiture.

Et nous voilà parti en vadrouille, Sylvain et moi, vers le centre ville car des amies à lui présentent également des choses là-bas.
En chemin, nous réalisons que le centre-ville est assez loin et que nous n'allons pas jouer à côté du poumon de la fête...

Arrivés sur la place, nous nous faisons tirer les cartes par Zora la voyante (c'est une copine). Puis nous déambulons et tombons sur un chanteur canadien qui sévit au "Bidule". Nous apprécions le bonhomme! Il s'agit de Simon Goldin. Il vient de Montréal en passant par Nancy. Chanteur extraordinaire, un peu à la Jeff Buckley, il m'invite à venir chanter à son micro, avec sa guitare, pour deux chansons, ce qui est particulièrement sympa de sa part... Good Vibrations...

Il m'a dit qu'il devait passer au Niouzz à la rentrée, je crois. Plus tard dans la soirée, Corinne (du Niouzz) m'a dit que ce n'était pas encore totalement booké avec son tourneur. À suivre...

Il est temps de s'en retourner vers notre lointain port d'attache du soir. Nous installons le matos, mais le courant est à l'intérieur du restaurant, à plusieurs mètres de là. Je n'ai pas de rallonge, le restaurant non plus, damn... "Vous avez pas de rallonge? ben alors quoi?" nous dit la patronne. Bad vibrations...
Heureusement, il en faut plus pour déstabiliser Sylvain qui règle l'affaire en deux coups de fil. En fait, c'est Join Ze Band qui nous prête une rallonge, par l'entremise d'Adeline, la belle bohémienne qui expose ses œuvres d'art sur la place du centre ville.

Nous commençons à jouer devant un public très clairsemé et des gens qui sont à leur balcon. Beaucoup d'enfants, mais une certaine tension. Des cris qui fusent entre les balcons, les gens s'agressent. Il s'agit visiblement d'un quartier riche. Nous ne nous y sentons pas à l'aise, bad feeling...
Quelques personnes semblent apprécier ce que nous faisons. On nous offre une tournée (heureusement, car le restau, lui, nous fait payer, et ça, ce doit être la première fois que ça m'arrive.)

Soudain, je reçois une poignée de cailloux tombés du ciel. Je me retourne. Derrière moi, il y a un escalier qui mène vers une terrasse de petits cailloux. C'est de là que vient l'agression. L'agresseur reste invisible de là où je suis, mais des personnes sont là, accoudés, qui me regardent me faire bombarder sans réagir, un peu comme au cinéma.

Je me remets à jouer, Summertime, et je reçois une nouvelle volée de cailloux. Je suis furieux, hors de moi. Je pose brutalement la guitare (qui manque de tomber et que je rattrape de justesse) et je bondis vers l'escalier. Je monte quatre à quatre et je tente de découvrir mon agresseur. Apparement, il s'agit de deux enfants d'environ huit ans. J'avais eu une conversation sympathique avec eux juste avant de jouer et il ne me semble pas qu'il s'agit de voyous. Plutôt des enfants qui jouent inconsciemment. La façon dont je leur demande si c'est eux qui qui me jettent des cailloux les impressionne. Je suis absolument en dehors de moi. Ils me jurent que non, et je redescends. Il n'y aura plus de cailloux, et je vois un des enfants qui va se faire consoler par ses parents. "Oh, mon pauvre chou, il t'a fait peur le méchant monsieur sur lequel tu as jeté des cailloux?". Il s'agit des gens qui nous ont offert un verre. Je ne comprends pas comment tourne le monde.

Je ne parviens pas à retrouver mon sang-froid et massacre "the last Fair Deal", "Imagine" et "Jealous Guy" avant de commencer à me calmer.

Puis les gens s'en vont, ceux qui étaient à leur balcon sont partis manger, il n'y a plus personne.

Nous décidons de manger, nous aussi, en nous disant que le public reviendra peut-être après. Le problème, c'est qu'il faudrait qu'on la paye notre bouffe. Le restaurant n'a visiblement pas l'intention de nous inviter... Bad feeling...

Nous nous prenons quelques minutes pour décider si nous levons le camp tout de suite quand arrivent nos amis. Nous rejouons donc un peu pour eux. J'essaie de brancher un micro supplémentaire pour notre ami Aurélie, chanteuse à ces heures, mais cela provoque un lachâge de la sono! Elle repart cahin-caha pour s'effondrer de nouveau après quelques minutes à chaque nouvel essai. Je comprends que j'ai un sérieux problème. Nous jouons encore un peu en acoustique pour nos amis puis nous remballons le matériel, dégoûtés de cette gig lamentable.

Revenus au centre ville, je me fais inviter sur scène par Join Ze Band pour jouer "Before You Accuse Me". Good Vibrations...
Ça me fait plaisir de jouer avec eux et aussi de les voir enfin. Un peu plus tard, je vais également écouter l'Air Éthique, qui ont pris la suite de Simon Goldin au "Bidule", et j'y retrouve pas mal d'amis! Good feeling!

À l'heure de la fermeture, un barman super sympa nous a offert un verre (singulier contraste avec le restaurant) et ça nous a réconcilié un peu avec Dives.

Je sais que d'autres amis ont fait de bons concerts dans ce restaurant où nous étions. Je ne sais pas ce qui s'est passé pour nous. Un concours de mauvaises circonstances peut-être...