25 ans de Rock'n'Roll
Aujourd'hui, je fête mes 25 ans de Rock'n'Roll puisque la première gig eut lieu le 24 mai 1984, avec mon groupe Walrus, au lycée Malherbe de Caen.
Walrus en 1984
Nous n'avions pas encore dix-sept ans, et ce n'était pas extraordinaire, ce qu'on faisait. Mais on s'amusait! Et puis, on a progressé par la suite.
Je ne me souviens plus du programme exact de ce que nous avons joué ce jour là, mais il y avait beaucoup de chansons des Beatles.
- I Should have Know Better, qui fut longtemps notre cheval de bataille
- All Together Now, qui est vraiment une chanson mineure des Beatles, mais qu'est-ce que ça nous fait, à nous?
- Rock'n'Roll Music
- I Saw Her Standing There
- Twist And Shout pour finir le concert en beauté
Il y avait également cinq chansons originales, je crois que c'était:
- Odi et Amo
- Bus Stop
- Isabelle
- Short-Lived Love
- The Moon
J'ai des enregistrements! non pas de la gig elle-même, mais de cette époque, avec un micro planté dans la salle de répète.
Il faut voir le matos qu'on avait! Pas d'ampli, mais des vieilles chaînes HiFi reconverties! On avait dû louer un micro qu'on avait scotché à un manche à balai. La gig se déroulait dans la salle musique du foyer Socio-Educatif, un endroit juste à notre mesure qui pouvait accueillir quinze personnes en se serrant bien.
Au lycée, il y avait aussi une cafette où on aurait aimé jouer, mais nous n'étions pas assez bon. Ça me fait rigoler aujourd'hui, qu'est-ce que ça pouvait bien faire? Mais les lycéens qui tenaient la cafette faisaient sérieusement leur boulot. Je leur donne raison, le lycée, c'est une école de la vie. Pour moi, c'est là qu'ont commencé pas mal de choses, l'apprentissage de la démocratie, de la revendication, de la rebellion (jamais très importante chez moi), des spectacles de théâtre et de Rock'n'Roll, les journaux clandestins (aujourd'hui, on fait ça sur Internet).
Et puis, ce que les moisis appellent "les filles" et ce que moi j'appelais "l'amour".
Aujourd'hui encore, quand je me retrouve bloqué dans mon tram par des lycéens qui manifestent, tout en pestant sur mon retard (les bourgeois, c'est comme les cochons), je ne peux m'empêcher de les aimer ces jeunes là. Ils sont bien différents de ce que nous étions car c'est un fil qui se déroule sans cesse.
Bon, ben moi, je vais me taper un restau d'enfer avec ma petite famille pour fêter ça. Et ce soir, j'irai applaudir les Witch Doctors à la prairie...