Cuivres et beaujolpif
Dire qu'une semaine après la sortie officielle, je n'avais pas encore goûté le beaujolpif! Je sais très bien que c'est pas bon, c'est pas le problème. Le beaujolpif n'est pas fait pour être bon. C'est comme le Rock'n'Roll. AC/DC chante "Rock'n'Roll ain't no noise pollution, Rock'n'Roll is just... Rock'n'Roll". Et bien le beaujolpif c'est pareil. Il n'est pas fait pour être bon, il est fait pour être du beaujolpif.
Donc, je me dis, ce soir, y a boeuf au Café de l'Orne, c'est l'occase idéale pour tâter du démoniaque liquide.
Je tâtais donc, le boeuf d'une main, le beaujolpif de l'autre. Le boeuf avait du mordant, à défaut de roubignolles, et le beaujolpif piquait à plaisir.
J'ai surtout beaucoup apprécié la collaboration avec un sax. Un gars qui cherche à jouer dans l'ensemble, j'applaudis! On a improvisé une section de cuivres, comme ça, sur le pouce et on s'est envoyé un autre verre de beaujolpif. Cool.
Je note aussi la présence d'excellents claviers. Un boeuf original donc, et du meilleur cru.