michel z, Chanteur de Blues > Aventures > Engin démoniaque (Café de l'Orne - 19 novembre 2008)

Engin démoniaque

Au départ, je ne comptais pas y aller, mais finalement, je me suis retrouvé au Café de l'Orne pour ce bœuf du mercredi. Il faut dire que dans l'après-midi, j'y étais allé faire ma photo de pochette avec ma graphiste Elodie. Du coup, je me suis dit que j'irais quand même le soir. J'ai bien fait, car c'était cool. Sylvain était là, avec ses petites percus. Normalement, il devrait venir participer chez Ross le 28.


J'ai joué pas mal de guitare, du Rock'n'Roll, Little Richard, Jerry Lee Lewis.

La guitare était connectée à une pédale numérique, je n'aime pas ça, je n'arrive pas à jouer avec ce bidule démoniaque. Aussi, je l'ai enlevée pour me brancher directement sur l'ampli.

Je ne veux pas dire du mal de ce genre de bitoniau dans l'absolu. Certains l'utilisent avec profit, grand bien leur fasse. Mais pour ma part, polop!

De quoi s'agit-il? Et bien, c'est une sorcellerie numérique et machiavélique. Avec des tas de voyants qui suintent la perfidie et la mauvaiseté, des numéros qui cachent leur jeu et des commutateurs au pied, pour y mettre des grands coups de tatane dans le patapoum.

À chaque numéro correspond un son. Par exemple, 48, c'est une énorme louchée de chorus, une palanquée dégoulinante d'overdrive à deux balles et une réverb qui sonne vrai comme moi quand j'imite la Castafiore.
Le 49, c'est une énorme louchée de chorus, une diarrhée de flanger Nintendo et un delay qui ressemble à celui de tous les projets (sauf mon album qui avance bien).
Voilà, c'est des exemples.

Je n'ai rien contre, c'est juste que je préfère mettre ça à côté gentiment, précautionneusement et avec respect et saigner cette guitare jusqu'à la corde pour que le boogie bougonne, que le blues enlève sa blues, que le rock me choque et que Dieu me savonne...

Encore une fois, je ne veux pas dire du mal, surtout que la pédale, je crois qu'elle est à Lucien que j'aime beaucoup. Simplement je lui dis, mon p'tit gars, si tu veux devenir un dieu de la gratte, oublie cinq minutes ta pédale, et pense à tes cordes, à tes doigts et à ton âme. La vie s'enflamme assez d'artifice pour que la musique reste l'affaire des "vrais" instruments.

Notons les superbes photos de Poppins, avec des problèmes de piles en plus... bravo.