J'cause la France
Pour cette nouba au Kactus, qu'est quand même un bistrot où même mon dab se sentirait au poil, j'avais filé un renboum à mon auditoire.
L'idée, car y a des idées dans c'te caboche, c'était d'faire le truc en français. Oui, meusieur, parce que je jaspine aussi en français, moi, quand on m'laisse causer deux minutes.
Ni une, ni deuze, et paf qu'j't'envoie le Brassens, le Brel, le Nougaro, le Bécaud, le Dutronc, j'en passe, et des qui sont cash aussi.
Me v'la donc après ma trombine de prisonnier de l'île de Ré, saisissant ma gratte à pleines pognes et lançant les couplets sans ameuter les argousins (c'est à dire sans tout le fourbi de sono).
Ma voix n'eut pas la vicelance de pointer aux abonnés absents, et on a passé une soirée top dans ce rade.
Maintenant, le Kactus est en vacances, et on tourne et on se retourne dans les caboches: mais où qu'on va aller pendant un mois?